mardi 30 juin 2009

« Elle a l'habitude de se blesser toute seule »

31 - Toulouse

Un homme jugé pour coups et blessures sur sa compagne
Il a fallu plusieurs coups du mari sur sa femme pour que celle-ci ose aller porter plainte.
Séparé par quelques mètres de son ancienne compagne, il la fusille des yeux. Elle baisse la tête, essuie ses larmes et évite de le regarder, de l'autre côté de la salle d'audience, dans le box des accusés.
La jeune femme a une trace d'ecchymose sous l'œil gauche. C'est un des souvenirs de leur dernière soirée ensemble, vendredi. Cette fois-ci, contrairement aux précédentes, Lydia a décidé d'aller jusqu'au bout.
Stéphane a été placé en détention. Déjà le 24 juin, son homme lui avait balancé un coup-de-poing. Il exigeait 13000€ de dédommagement. « Tu dois payer pour les trois mois de prison que j'ai fait, à la suite de ta plainte pour viol ». Un viol pour lequel le tribunal a finalement prononcé un non-lieu.
Il débarque en furie, fracasse la porte et les volets, arrache les verrous pour entrer dans l'appartement. Devant les juges, Stéphane a réponse à tout. Il conteste lui avoir demandé de l'argent, conteste lui avoir tiré les cheveux, conteste lui avoir donné un coup sur la pommette. Il rajoute qu'elle a l'habitude de se blesser toute seule, et que c'est en trébuchant sur un cendrier qu'elle s'est fait sa blessure au pied. « Je l'ai déjà vue s'arracher les cheveux. Elle me harcèle », tente le prévenu, qui voudrait bien passer pour la victime. Mais ça ne prend pas avec le tribunal, qui prononce une peine de six mois de prison à aménager, plus 750 € de dommages et intérêts. L'homme est ressorti libre, mais furibard.

LaDepeche.fr


Oise - Gisors
Femme 21 ans étranglée par un amoureux éconduit.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il espérait sûrement déposer une plainte en dénonciation calomnieuse.

article 226-10 du Code Pénal :
La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d'un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l'on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu'elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite ou de saisir l'autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l'employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.
La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d'acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n'est pas établie ou que celui-ci n'est pas imputable à la personne dénoncée.
En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci.