dimanche 1 novembre 2009

La récession mondiale frappe d'abord les femmes

Jeudi 22 octobre, 14h23

LeMonde.fr

Déscolarisation, perte d'emploi… La crise fragilise les progrès réalisés à l'égard des filles dans les pays émergents.
Mortalité infantile accrue, déscolarisation et augmentation du travail des enfants, perte d'emploi et baisse de l'envoi de fonds au pays d'origine, ces plaies s'abattent une à une sur les filles et les jeunes femmes, victimes à grande échelle de la récession mondiale. L'ONG Plan international, qui – outre sa propre enquête – a compilé un grand nombre d'études internationales, en dresse un tableau complet dans un rapport intitulé La Situation des filles dans le monde 2009, l'heure des comptes, publié mi-octobre. En forme de plaidoyer, ce document pointe également du doigt le manque à gagner pour les États en cas de renoncement aux objectifs de scolarisation et d'intégration des jeunes filles dans le monde du travail.

Les discriminations envers les filles commencent dès les premières années de la vie (et même avant, si l'on prend en compte le « fœticide » des filles). D'ores et déjà, la Banque mondiale a identifié 58 pays dans lesquels la crise pourrait déboucher sur un accroissement de la mortalité infantile atteignant 400 000 décès par an, en majorité des petites filles.

La crise menace aussi les progrès de la scolarisation des filles. « Au cours des vingt dernières années, le pourcentage des enfants n'ayant jamais fréquenté l'école est tombé de 21 % à 11 % pour les garçons de 10 à 14 ans, et de 39 % à 18 % pour les filles », rappelle le rapport. Faute de moyens pour payer l'école ou poussées par un besoin d'aide dans les tâches domestiques, nombre de filles risquent de s'éloigner du tableau noir.

De plus, les effectifs féminins ont augmenté davantage que ceux des garçons entre 2000 et 2006 à l'école primaire, les filles parviennent difficilement à passer le cap de l'enseignement secondaire (43 % d'entre elles seulement y accèdent dans les pays en développement). Or, plusieurs études ont montré qu'un minimum de dix années de scolarisation est nécessaire pour « rentabiliser les avantages de l'éducation au sens économique », indique Plan international…

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http://fr.news.yahoo.com/64/20091022/twl-la-rcession-mondiale-frappe-d-abord-acb1c83.html

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