mardi 22 décembre 2009

L'auteur du crime passionnel à la mairie de Nargis, un directeur apprécié et craint

Nargis - Loiret
Publié le 11 décembre 2009

On est tous un peu abattus ! » La stupeur et l'étonnement ont gagné l'ensemble des salariés des Reliures Brun, imprimerie à Malesherbes, lorsqu'ils ont appris le crime qu'a commis leur directeur, Luc Dutreuil, 55 ans. Lundi matin, l'homme a tué d'une balle dans la tête sa femme, avec qui il était en instance de divorce, sur son lieu de travail, à la mairie de Nargis, avant de retourner l'arme contre lui. Il est décédé quelques heures plus tard au CHRO de La Source.

« Je l'ai très peu connu, mais jamais je n'aurais pu penser qu'il ferait une chose pareille, confie, ébranlée, une employée qui a quitté l'entreprise quelques semaines après l'arrivée du nouveau responsable, au début de l'année 2009. Il paraissait avoir une forte personnalité et avait l'air énergique. Je ne comprends pas. » Dans le même temps, elle garde en mémoire le souvenir de « quelqu'un de réservé et peu expansif. Il ne disait jamais rien sur sa vie privée. Nos rapports se limitaient au cadre professionnel. »

« On était en échec total avec lui »
Au sein de l'imprimerie malesherboise, une personne qui le côtoyait régulièrement dresse le portrait d'un dirigeant « correct, drôle et agréable dans le travail. Il semblait robuste. Il savait être à notre écoute et témoignait d'une grande gentillesse. » Selon elle, cet acte ne peut résulter que d'« un pétage de plombs ». « Il était très apprécié dans les bureaux », assure-t-elle.

Une image que tempèrent d'autres salariés de l'entreprise qui ont pu vérifier son passé professionnel. Bien avant son arrivée à Malesherbes, Luc Dutreuil avait, en effet, la réputation d'être assez dur en négociations et autoritaire. Lors de son passage à l'imprimerie Bussière, à Saint-Amand-Montrond (Cher), qu'il dirigea de mars 1999 à fin octobre 2000, le dirigeant s'est heurté à un long conflit social, lié à la négociation des 35 heures. « On était en échec total avec lui. Il était craint plus qu'apprécié », se remémore un syndicaliste.

Il avait un fils issu d'une première union
En l'absence inopinée de son directeur, l'entreprise de Malesherbes, en ce moment fragilisée après un effondrement des volumes de commandes, « doit continuer à tourner. On ne sait pas ce qu'on va devenir. C'est tellement soudain », glisse-t-on chez Brun. Au sein de l'imprimerie, on peine à penser que les difficultés actuelles de la société auraient pu motiver le geste de Luc Dutreuil.

Originaire de Clermont-Ferrand, ce passionné de rugby avait un fils âgé d'une vingtaine d'années, issu d'une première union. De son côté, la victime, de son nom de jeune fille Stéphanie Cortès, était mère d'une petite fille de 11 ans.
Vincent Pichard

http://www.larep.com/temps_forts-14286.html

3 commentaires:

Anonyme a dit…

je suis la soeur de la victime et je suis horrifiée de voir que le titre porte que ce directeur est apprécié...
comment pouvoir écrire ce genre de chose quand on voit ce qu'il peut faire sur les gens et prendre sa femme pour une chose.
elle avait tenter de se libérer de ce salop car elle voulait protéger sa peau et celle de sa fille dès le mois de mars 2009.
malheureusement il y a eu trop de temps entre cette séparation et la prononciation du divorce au tribunal qui devait avoir lieu le 6 janvier.c'était un fou qui n'a jamais été apprécié de la famille car il l'avait kidnappé déjà et se refusait toutes sorties de famille.
c'était un gourou qui se donnait bonne image de mari et de père de part son statut social mais sachez que c'est horrible ce que nous venons de vivre et dur de faire le deuil d'un acte aussi tragique.

Anonyme a dit…

Bonjour,
Vous ne voyez les choses que de votre seule point de vue.
Dans de telles circonstances, il est évident qu'il n'est pas facile d'entrevoir les choses autrement.
Pourtant, il n'existe pas UNE vérité, mais une multitude, en faite, il y en a autant que de protagoniste.
Vous dites "salop", d'autre diront aux abois, acculé...
Vous dites gourou, d'autre diront réservé...
Peut-être, devriez vous réfléchir à d'autre événements antérieurs ?
Il n'y a pas de fumée sans feu.
Bref...
La colère, la haine, les jugements hatifs n'apportent aucune réponse.
Cela enveniment les choses.
Les bonnes questions et la modération apportent quand à elle une aide précieuse pour le travail de deuil.
Mes paroles si vous les lisez vous seront cruelles, j'en suis désolé.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je prend part à la douleur et à la tristesse de la famille de Stéphanie et bien sûr de sa fille. Mais je me dois de dire que Luc était un grand homme.Et même si ce qu'il a fait est impardonnable je suis attrister de voir avec quelle facilité on le juge sans connaitre son histoire!!!