jeudi 27 mai 2010

Procès d'un assassin...

Entre l'assassinat de la mère et la tentative sur l'enfant, sa colère aurait pu retomber ! Il aura du mal à nous faire croire au "coup de folie".

Rappel des faits : le 30 mai 2008, un petit garçon, vêtu d'un pyjama beige et de chaussons, est découvert flottant à la surface du lac d'Apremont par un promeneur. Le mystère entourant son identité n'est levé que le lendemain quand Antoine, hospitalisé en état de grave hypothermie après plusieurs heures dans une eau à 12 degrés, sort du coma et dénonce son agresseur.


Cédric Horneck, «un faux calme» mais un vrai violent

Au premier jour de son procès l'accusé a été disséqué par les experts...
Il a avoué le meurtre d'Anne Deriez, et reconnu avoir tenté de tuer le petit Antoine. Au premier jour de son procès, ce mercredi, les experts se sont attachés à décrypter la personnalité de Cédric Horneck, un homme «pulsionnel» et «impulsif».

«Il fonctionne sur un mode pulsionnel, instinctif, et pas sur un mode affectif», a expliqué le Dr Jean-Michel Masson, médecin psychiatre. Des séquelles de son enfance perturbée, durant laquelle, ballotté entre ses parents séparés, et dont il a gardé «une très grande difficulté sur le plan social, professionnel et affectif à se fixer».

«Orage psychomoteur»
Ala barre, Horneck confirme: «J'avais l'impression d'être un boulet, ils me renvoyaient de l'un à l'autre.» En grandissant, l'accusé a tendance à «idéaliser la vie de couple», selon les experts. Mais Catherine Jung, enquêtrice de personnalité, note qu'il se montre «très possessif par rapport à ses compagnes qu'il aurait voulu ne garder que pour lui».

Aussi, confronté à «l'infidélité vraie ou supposée d'Anne», ce mécanicien massif aurait cédé à un «orage psychomoteur que l'on peut comparer à une grande colère», décrit le Dr Masson. Car Cédric Horneck est un «faux calme», de ceux qui «dès qu'ils sont contrariés peuvent présenter un déchaînement exceptionnel de violence et d'un seul coup reprendre la maîtrise d'eux-mêmes».

La confrontation
Ainsi, le soir du 29 mai, Horneck a roué sa compagne de coups avant de l'étouffer avec un coussin «pour éviter qu'elle souffre». Puis il a calmement été chercher Antoine, huit ans, couché dans sa chambre et encore en pyjama, et a pris la direction du lac d'Apremont où il a tenté de le noyer.

Jeudi, Horneck croisera à nouveau le chemin, et peut-être le regard du petit Antoine. Témoin clé de l'affaire, il a accepté de venir témoigner de son calvaire malgré la peur que lui inspire encore l'accusé. Pour l'avocat de sa famille, «ce sera certainement un moment terrible mais ce sera un moment nécessaire».

—J. M. avec agence

http://www.20minutes.fr/article/407324/Societe-Cedric-Horneck-un-faux-calme-mais-un-vrai-violent.php

http://www.20minutes.fr/article/407248/Societe-Antoine-l-enfant-du-lac-attend-la-verite-sur-le-meurtre-de-sa-mere.php#commentaires

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